Mot du fondateur

A  L’ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE DE KAYA

Notre et votre Ecole, nous aurions pu aussi l’appeler  « Ecole Supérieure St Joseph » ! D’une part, parce que st Joseph fut à sa manière un technicien de génie civil, mais surtout parce qu’il fut l’éducateur du fils de Dieu.

Par ce choix de st Joseph nous voulons donner à notre école une double vocation. Celle d’être éducatrice en savoir-faire, une école de techniciens supérieurs, et aussi la vocation d’être une éducatrice en savoir être, une école des valeurs humaines et divines.

Le savoir-faire accentue le caractère technique, donc pratique, de l’école. Notre projet éducatif se donne en effet l’ambition de conduire les scolarisés jusqu’à la vie active. Ainsi, à l’ombre de l’ESPK nous souhaiterions développer d’autres compétences techniques, déjà au niveau de l’enseignement secondaire, ou même du non formel. Il ne faut pas en effet que nous contribuons par l’école à faire des diplômés chômeurs.

Educatrice en savoir-faire, l’ESPK veut également être éducatrice en savoir-être, en valeurs humaines. Cela signifie qu’elle veut éduquer à des valeurs transcendantes qui donnent à l’homme, sens et raisons de vivre. Ces valeurs transcendantes développées et enseignées par notre foi catholique devront être objet d’enseignement à l’ESPK, c’est à ce titre qu’elle sera vraiment Catholique, et fille de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO).

La création de notre Ecole  Polytechnique de Kaya s’inscrit dans le contexte du vaste projet de création de l’Université Catholique de l'Afrique de l’Ouest (UCAO) décidé par les Evêques de la CERAO (Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest) à Conakry en Janvier 2000.

Conscient du déficit de techniciens de  niveaux intermédiaires dans les différents corps de métiers et des besoins particuliers des diocèses et des pays, les dispositions de l’UCAO préconisaient la création de telles écoles professionnelles qui viendraient enrichir l’Université.

Notre objectif reste ainsi la satisfaction du marché de l’emploi en répondant aux besoins des acteurs économiques (Etat, entreprises, collectivités territoriales, ONG et autres organisations) par la mise à disposition de techniciens compétents, responsables et honnêtes.

Œuvrer à constituer une telle classe d’hommes  c'est en même temps contribuer au développement de notre pays.

Le développement est avant tout une question de culture, c'est à-dire une question de la richesse des valeurs qui habitent les hommes, acteurs de la vie sociale. Contribuer à la formation de tels hommes est donc la chose la plus importante pour travailler au développement de nos pays.

Ouverte en 2006, l’Ecole Supérieure Polytechnique de Kaya forme des jeunes techniciens en Génie Civil et Génie Electrique en partenariat avec les Universités de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Montpellier II (IUT de Nîmes et Montpellier) et des professionnels avisés. L’ouverture des filières de formations se faisant progressivement.

Pour la formation de tels techniciens, nous ajoutons à notre liste de valeurs à leur transmettre : le sens de la responsabilité, le respect sacré de la dignité et de la vie de la personne humaine, ainsi que le sens sacré de la personne. L’école restera également respectueuse de la liberté religieuse, admettant des non-catholiques, sans aucune autre forme d’influence que la splendeur de la vérité. Cette largeur de vue, ce respect et ce service gratuit, devrait être la caractéristique et la force de la catholicité.

Mgr Thomas KABORE

Evêque de Kaya et Fondateur

Président du Conseil d’Administration

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